Dans beaucoup de clubs, le problème n’est pas le manque de bénévoles. C’est le flou.
Dans beaucoup de clubs, le problème n’est pas le manque de bénévoles. C’est le flou.

Dans beaucoup de clubs, le problème n’est pas le manque de bénévoles. C’est le flou.

Dans les clubs, il y a des phrases qu’on entend partout.

“On manque de bénévoles.”
“C’est toujours les mêmes qui font tout.”
“Les parents ne s’impliquent pas assez.”
“On n’a pas le temps de se poser.”

Le plus souvent, ce n’est pas faux. Mais ce n’est pas toute l’histoire.

Parce que dans beaucoup de cas, le sujet n’est pas seulement le nombre de personnes prêtes à aider. Le sujet, c’est que le fonctionnement du club a peu bougé alors que les formes d’engagement, elles, ont profondément évolué.

C’est probablement là qu’il faut être un peu plus précis. Le bénévolat n’a pas disparu. Le baromètre France Bénévolat 2025 montre encore un engagement associatif important en France, même s’il reste inférieur à son niveau d’avant-crise sanitaire. Ce qui ressort surtout, c’est une attente plus forte de souplesse, de flexibilité, de ponctuel, de missions plus limitées dans le temps ou plus faciles à articuler avec une vie personnelle et professionnelle dense.

Autrement dit : le sujet n’est pas seulement “il n’y a plus personne”.
Le sujet, c’est aussi “on continue parfois à demander aux gens de s’engager comme il y a quinze ou vingt ans”.

Et à partir de là, même avec de la bonne volonté, le club s’use.

Pas forcément dans le conflit.
Souvent dans quelque chose de plus discret : la fatigue, l’empilement, la confusion, l’impression de courir en permanence sans jamais reprendre la main.

Le bénévolat ne disparaît pas, mais ses formes changent

C’est un point important, parce qu’il évite un mauvais diagnostic.

Beaucoup de clubs raisonnent encore comme si l’engagement bénévole devait naturellement prendre la forme de profils très disponibles, très polyvalents, capables d’absorber des tâches lourdes, régulières, parfois invisibles, souvent chronophages.

Or ce modèle tient moins bien qu’avant.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes acceptent encore de s’investir, mais sur un autre format :

  • un événement,
  • une mission précise,
  • une action ponctuelle,
  • une aide ciblée,
  • un créneau limité,
  • une responsabilité claire,
  • un engagement dont elles voient le début, la fin et l’utilité.

Ce n’est pas un désengagement total.
C’est une transformation.

Et si le club ne la regarde pas en face, il risque de passer son temps à conclure que “les gens ne veulent plus s’engager”, alors qu’en réalité ils ne veulent plus s’engager n’importe comment, ni à n’importe quel prix en temps.

Pourquoi les clubs peinent encore à s’adapter à des engagements plus ponctuels

Le problème, c’est que beaucoup de clubs fonctionnent encore sur une culture de l’implicite.

On attend des gens qu’ils “prennent leur part”, qu’ils soient là “quand il faut”, qu’ils s’intègrent à un fonctionnement existant, parfois très oral, très informel, très dépendant de quelques personnes historiques.

Ce modèle peut tenir tant qu’il y a des profils très investis pour le faire tourner. Mais il s’adapte mal à des formes d’engagement plus courtes, plus ciblées, plus à la mission.

Or c’est exactement ce qui se développe.

Quand quelqu’un dit :
“Je peux aider sur le tournoi, mais pas toute l’année”,
ou
“Je peux prendre la communication de cette catégorie, mais pas entrer au bureau”,
ou
“Je peux coordonner un sujet précis, mais pas tout gérer”,

beaucoup de clubs répondent encore sans le vouloir :
“Oui, mais chez nous ça ne marche pas comme ça.”

C’est là que le décalage commence.

Un club peut être plein de bonne volonté… et fragile quand même

C’est un point essentiel, parce qu’il casse une idée assez répandue.

Un club ne devient pas solide simplement parce que ses dirigeants sont investis. Il peut avoir des gens très engagés, des éducateurs présents, des bénévoles de bonne foi, des parents qui donnent des coups de main… et rester pourtant très dépendant de quelques piliers.

Tant que ces piliers tiennent, tout semble à peu près fonctionner.
Le jour où l’un d’eux fatigue, ralentit ou s’arrête, on découvre que beaucoup de choses tenaient davantage à des personnes qu’à une organisation.

Et c’est là que le sujet devient sérieux.

Parce qu’un club qui repose trop sur la mémoire, l’habitude ou la disponibilité exceptionnelle de quelques-uns n’est pas vraiment structuré. Il est juste compensé.

Ce qui épuise un club, ce n’est pas toujours le manque d’énergie. C’est l’absence de cadre.

Dans beaucoup de structures, ce ne sont pas les envies qui manquent. C’est le cadre.

On le voit vite :

  • des réunions où l’on parle de tout sans vraiment trancher,
  • des sujets qui reviennent sans cesse,
  • des responsabilités mal identifiées,
  • des demandes qui tombent toujours sur les mêmes personnes,
  • des bénévoles qui aideraient peut-être davantage si l’on savait quoi leur confier exactement,
  • des salariés ou alternants qui avancent sans pilotage clair autour d’eux.

Le club continue d’avancer, bien sûr. Les saisons passent toujours. Les matchs ont lieu. Les licences tombent. Les événements se font plus ou moins. Mais en coulisses, l’usure s’installe.

Et cette usure-là, quand elle n’est pas traitée, finit souvent par coûter cher.

Pourquoi les nouveaux bénévoles peinent à trouver leur place dans un club

C’est une réalité qu’on dit peu, mais qu’on retrouve souvent.

Beaucoup de clubs ne ferment la porte à personne. En revanche, ils n’ont pas toujours de vraie marche d’entrée.

On peut donner un coup de main ponctuel.
On peut aussi, parfois, entrer dans le noyau dur et prendre beaucoup sur les épaules.

Entre les deux, il manque souvent tout un espace.

Or c’est précisément cet espace qui permettrait à de nouvelles personnes de s’impliquer progressivement. Pas forcément en entrant au bureau du jour au lendemain. Pas forcément en prenant un mandat. Mais en prenant un sujet.

Un tournoi.
Une commission partenariats.
La coordination des bénévoles sur un événement.
Le lien avec les parents.
Une action citoyenne.
La communication d’une catégorie.
Une animation autour de la pratique féminine.
Un suivi administratif précis.

Beaucoup de gens peuvent prendre une responsabilité. Peu peuvent absorber immédiatement un fonctionnement flou.

Le dirigeant indispensable : une force… et un risque pour le club

Dans le sport amateur, on a tous en tête ce profil.

Celui ou celle qui sait tout.
Qui prend les appels.
Qui règle les soucis.
Qui connaît les dossiers.
Qui fait le lien entre les éducateurs, les élus, les parents, les arbitres, les partenaires, la mairie, la ligue, le district, les salariés, les bénévoles, la buvette et probablement aussi la machine à laver des maillots.

Ces profils sont précieux. Évidemment.
Mais quand tout repose trop sur eux, le club devient vulnérable.

À leur fatigue.
À leur lassitude.
À leur départ.
Ou simplement au fait qu’un jour, ils aient moins de temps qu’avant.

Un club solide n’est pas un club dans lequel une personne sait tout faire.
C’est un club dans lequel une personne n’est pas obligée de tout faire.

La nuance change beaucoup de choses.

Ce qui manque souvent, ce n’est pas l’engagement. C’est la répartition.

Le réflexe le plus courant, quand ça coince, c’est de dire qu’il faut recruter plus de bénévoles.

Bien sûr.
Mais parfois, avant même de recruter plus, il faut déjà répartir mieux.

Parce qu’un club peut avoir des ressources autour de lui sans vraiment les activer. Non pas parce que les gens s’en fichent, mais parce qu’on ne leur propose rien de clair, de limité, de concret, de tenable.

Tout le monde n’a pas vocation à devenir dirigeant.
En revanche, beaucoup de personnes peuvent devenir utiles à un endroit précis si le cadre existe.

C’est souvent là que les clubs respirent un peu mieux : quand ils arrêtent d’opposer les “vrais dirigeants” d’un côté et les “petites mains” de l’autre, et qu’ils recréent des zones intermédiaires.

Mieux organiser un club pour accueillir des bénévoles d’aujourd’hui

Les clubs qui tiennent dans la durée ne sont pas ceux où tout va bien. Ce sont souvent ceux qui ont accepté de clarifier.

Ils n’ont pas forcément plus d’argent.
Pas forcément plus de salariés.
Pas forcément plus de compétences au départ.

Mais ils ont commencé à regarder les choses avec un peu plus de lucidité.

Qui porte quoi ?
Qu’est-ce qui repose sur une seule personne ?
Quels sujets ne sont jamais vraiment suivis ?
Où perd-on du temps parce que rien n’est formalisé ?
Quelles responsabilités pourraient être confiées à d’autres, même imparfaitement ?
Quelles missions peuvent devenir plus courtes, plus lisibles, plus compatibles avec les rythmes de vie actuels ?

Ce travail n’a rien de glamour. Il ne fait pas gagner un match le dimanche. Il ne remplit pas un gymnase. Il ne fait pas venir vingt partenaires d’un coup.

Mais il change une chose essentielle : il rend le club plus respirable.

Au fond, le sujet n’est pas de faire joli dans un organigramme.
Le sujet, c’est de durer sans s’abîmer.

Et dans beaucoup de clubs, c’est déjà un immense chantier.

La réussite de nos interventions est basée sur la mise en place auprès des personnes ressources du club d’une formation théorique agréée Qualiopi…
…et d’un accompagnement terrain pour mettre en oeuvre un plan d’action adapté aux besoins du club.
ENSEMBLE, METTONS EN OEUVRE LA MODERNISATION DE VOTRE CLUB